Panorama des statistiques de l'OCDE 2008: Économie, environnement et société
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Les déficits publics ou les excédents sont généralement estimés en utilisant les chiffres de besoin de financement (ou la capacité de financement) du secteur de l'administration publique des comptes nationaux. Entre 1991 et 2005, la plupart des pays de l'OCDE a enregistré un déficit mais en 2006 la moitié des pays de l'OCDE a enregistré un excédent. Les déficits publics doivent être financés en empruntant auprès des résidents ou des étrangers.

Définition

Le besoin/la capacité de financement de l'administration publique est le solde des comptes non financiers (selon le Système de comptabilité nationale de 1993). Il correspond aussi à la différence entre le total des recettes et le total des dépenses, ce qui inclut les dépenses en capital (en particulier la formation brute de capital fixe). La principale recette de l'administration publique se compose des recettes fiscales, des contributions sociales, des dividendes et d'autres revenus de la propriété. La principale dépense se compose de la rémunération des fonctionnaires, des prestations sociales, des intérêts payés au titre de la dette publique, des subventions, et de la formation brute de capital fixe. Un chiffre négatif représente un déficit.

Les données figurant dans le tableau ont été établies sur la base de la comptabilité nationale et les chiffres peuvent différer des chiffres notifiés à la Commission européenne dans le cadre de la procédure de déficits excessifs (PDE) pour certains pays de l'UE et pour certaines années.

Comparabilité

Les données figurant dans ce tableau sont basées sur le Système de comptabilité nationale de 1993 ou sur le Système de comptabilité européenne de 1995 de sorte que tous les pays utilisent une série commune de définitions. Dans plusieurs pays de l'OCDE les comptes de 2000, 2001 et 2002, ont été affectés par la vente des licences de téléphonie mobile, enregistrée dans les comptes nationaux comme une dépense négative (la vente d'un actif) réduisant ainsi le déficit. Pour permettre la comparabilité, d'importantes opérations ponctuelles ont été exclues des données dans quelques cas (Allemagne et Pays-Bas en 1995, Japon en 1998).

Tendances à long terme

Les déficits publics sont sensibles au cycle économique ainsi qu'aux politiques fiscales et aux politiques de dépenses publiques. Pour l'ensemble de la zone de l'OCDE, les déficits en pourcentage du PIB ont atteint un point culminant en 1993 mais ont ensuite diminué régulièrement au cours des six années suivantes et se sont transformés en excédent (capacité de financement) au sommet du cycle économique en 2000. Depuis lors, les déficits progressent et le déficit exprimé en pourcentage du PIB s'est établi à un niveau élevé en 2003 pour la plupart des grands pays membres, notamment l'Allemagne, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et, tout particulièrement, le Japon. En 2004-2006, le déficit exprimé en pourcentage du PIB a diminué dans la plupart des pays, à l'exception de la Hongrie, de l'Italie, du Portugal et de la République slovaque.

Lors de la période préparatoire à l'Union monétaire, les pays de l'UE qui devaient adopter l'euro ont suivi des politiques fiscales visant à réduire les déficits publics. Des politiques de réduction du déficit ont été mises en Å“uvre avec succès dans plusieurs autres pays, notamment la Nouvelle-Zélande depuis 1994 et l'Australie, le Danemark, la Finlande et la Suède depuis 1998. La Corée est le seul pays qui ait enregistré des surplus tout au long de la période, même si la Norvège a dégagé un excédent la plupart des années depuis 1990.

Source

Publications analytiques

Publications statistiques

Bases de données en ligne

Sites Internet

 
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Besoin/capacité de financement des administrations publiques
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